Edie Sedgwick, just like a woman

Je viens de retomber à pieds joints dans la vie d’Edie Sedgwick. Ca m’avait déjà prise il y a quelques années et là paf voir ces photomatons d’elle à l’expo Warhol m’a fait comme une piqûre de rappel. C’est un peu comme quand je passais des nuits à fouiller tous les sites de rétrospective/citations/photos sur Sid Vicious et Nancy Spüngen ou Michael Alig. Je sais pas si c’est de la curiosité malsaine ou quoi mais en tout cas c’est le genre de vie qui me passionne. Peut-être le côté ‘j’ai décidé que ma vie sera une chanson rock et on s’en fout de la fin’ qui me fascine autant. Peut-être que dans 30 ans ma fille fera le même article sur Lindsay Lohan, héroïne incomprise ?




Bref.




Je vais pas refaire wikipedia, juste parler de ce que j’ai retenu d’heures passée à explorer google. Once upon a time, Edie Sedgwick s’est faite connaître comme Miss Warhol. Même coupe de cheveux blonds gris. Même corps anguleux. Elle était la femme qu’il aurait voulu être en quelque sorte. Pire qu’une muse, la reine absolue de La Factory. Elle devient la Femme Fatale de The Velvet Underground et l’héroïne des films Kitchen et Beauty n°2 que Warhol fait écrire pour elle. Et un jour elle a quitté La Factory, comme ça. Et Warhol aurait mal vécu ce départ pour les beaux yeux de Bob Dylan, à un tel point qu’il a fait remplacer toutes ses apparitions dans The Chelsea Girls par Nico.

Edie went to make a phone call and when she came back she announced that she was leaving the Factory. Gerard Malanga, who was also there, thought she had rung Dylan. Malanga recalled that “she left and everybody was kind of quiet. It was stormy and dramatic. Edie disappeared and that was the end of it. She never came back.”









Et pendant tout ce temps, sa consommation de drogues était de pire en pire. Ses connaissances n’aidaient pas vraiment on va dire. Sur le tournage de Ciao! Manhattan c’était impossible de trouver qui que ce soit qui ne se fasse pas minimum un shoot par jour. Mais bon ce n’était pas juste la drogue ou l’anorexie, son terrain génétique n’arrangeait pas vraiment les choses… Son père (à qui les médecins avaient grandement déconseillé d’avoir des enfants) souffrait d’épisodes aigus de psychose maniaco-dépressive, son frère Minty (alcoolique à 15 ans) s’est pendu la veille de ses 26 ans et son autre frère Bobby a, lui aussi, été interné dans un hôpital psychiatrique pendant des années. Tout ça pour dire que Edie avait tout pour péter un plomb. Et forcément ce qui devait arriver arriva.

At the end of 1966, Eddie, who had been living in the Chelsea Hotel for a few months, went home for the Christmas holidays. Her brother Jonathan remembered her as: “really weird when she arrived at the ranch… She was an alien. She’d pick up what you were about to say before you’d say it. It made everyone uncomfortable. She wanted to sing, and so she would sing… but it was a drag because it wasn’t in tune. A painted doll, wobbly, languishing around on chairs, trying to look like a vamp.”

On October 24, 1967. Edie’s father died. Toward the end of his life, one of his brother’s heard him say: “You know, my children all believe that their difficulties stem from me. And I agree. I think they do.”









Edie a enchaîné les hôpitaux psychiatriques, elle a même supporté jusqu’à 20 séances d’électrochocs en 6 mois (20 !!!). Traitement qui a terminé de la déconnecter de la réalité. Quand elle sortait d’HP, c’était pour retomber soit dans la drogue dure soit dans la drogue médicale avec des médecins qui lui prescrivaient tout et n’importe quoi.

When Edie got out of the hospital, she hung around with a group of bikers called the Vikings. One of the bikers, Preacher Ewing, remembered her as “a little larger than life in her capacity to hit the depths… I used to call her Princess, because that’s what she thought she was…She’d say her parents were so fantastically upper-class… she was condescending. It was really ludicrous, because she’d ball half the dudes in town for a snort of junk.”









La seule chose positive dans tout ça c’est qu’elle a rencontré Michael Post durant un de ses internements. Elle l’a épousé et a mis la pédale douce sur l’alcool et les pilules. Jusqu’à ce qu’un super docteur lui prescrive des barbituriques pour soigner ses douleurs. Et forcément elle y a pris goût et se mettait à les mélanger avec de l’alcool.

After a fashion show Edie attended a party and was verbally attacked by one of the guests who called her a heroin addict. The guest was so loud that she was asked to leave. Edie rang Michael who arrived at the party and could see that Edie had been drinking. Eventually, they left the party, went back to their apartment where Michael gave Edie the medication that had been prescribed for her and they both fell asleep. When Michael woke up the following morning at 7:30, Edie was dead. The coroner registered her death as Accident/Suicide due to a Barbiturate overdose.

28 ans.




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PS : je m’achète la bio Edie de Jean Stein demain midi et je suis en plein dl de Ciao! Manhattan et Factory Girl. Désolée, vous allez faire une overdose de Edie Sedgwick.

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Publié le 6 avril 2009,
dans divers : quotidien.
Le grand monde d’Andy Warhol

“Tous mes portraits doivent avoir la même taille pour qu’ils tiennent tous ensemble et finissent par former un seul grand tableau intitulé ‘Portrait de la société’”. Pari tenu. Et même parfaitement tenu. J’ai envie d’y retourner juste pour me poser encore 20 minutes devant ses portraits de Debbie Harry. Et re regarder les vidéos du making off de ses autoportraits en trans. A peine sortie de la boutique souvenir livres, poster, photomatons et soupe sous le bras, je regrettais déjà de ne pas avoir pris les DVD. Amazon me voilà. J’ai regretté de ne pas y trouver la série de photomatons d’Edie Sedgwick. Mais j’ai aimé revoir l’Elvis sur lequel j’avais déjà bavé plusieurs fois au MoMA de New York. Et j’ai découvert énormément de portraits. Et les citations toujours bien choisies. Et les polaroids !! Les polaroids m’ont tuée en fait. Bon bah voilà, je veux y retourner. Et dans la librairie internationale d’orly aussi d’ailleurs.

from Warhol's exhibition

ID LOVE NYLON

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Publié le 5 avril 2009,
dans divers : quotidien.
Je les ai étrennées autour d’un plateau de charcuterie et des shooters roses.

thursday night

thursday night

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Publié le 2 avril 2009,
dans divers : photos.
ça en devient limite compulsif là

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Publié le 1 avril 2009,
dans mode : shopping.