J’ai tendance à écouter des albums jusqu’à l’os, je me les mets en boucle des jours et des jours jusqu’à ce qu’ils soient remplacés par un autre album obsession. Et parmi eux j’ai les réguliers qui reviennent souvent avec en trio de tête Blondie, Patti Smith et Yeah Yeah Yeahs. Et là tout de suite c’est Patti Smith qui m’est revenue en pleine tronche.

Si vous ne connaissez pas du tout, je vous conseillerai de commencer par Because the night ou Gloria je crois. (bon ok j’en sais rien, je dis juste ça parce que ce sont mes préférées). Alors du coup comme je l’écoute sans arrêt, ça se ressent forcément sur les envies de fringues. Et sur les envies de me teindre en brune et de me laisser pousser les poils sous les bras (mais étrangement j’arrive assez facilement à retenir cette pulsion-là).
Et du coup si j’étais riche, je craquerais les yeux fermés pour :
- les boots Chloé. Je vendrais un rein sans hésiter pour elles.
- un jean tout pourri déchiré Current/Elliot.
- une bonne grosse chaîne YSL autour du cou.
- le t-shirt Girls in Glasses de Danny Roberts pour la touche un peu loose (en fait je vais me le commander même sans être riche pour finir)

Mais en vrai, si je veux parler de Patti Smith et de fringues, il faut plutôt que je parle d’Ann Demeulemeester. Les deux artistes se vouent une amitié qui m’impressionne vraiment. Patti fait les musiques des défilés d’Ann et Ann fait les vêtements dont rêve Patti. Mieux, Patti Smith aurait déclaré qu’elle ne porte QUE du vintage ou des fringues signées Ann Demeulemeester. Si ça c’est pas de l’amitié quand même hein. “Ann is my friend. She makes clothes that make me feel like myself. The clothes of my dreams, of my youth.”
Fall 2008 - Spring 2007 - Patti Smith et Ann Demeulemeester Fall 2006 :

Et maintenant je vous laisse avec des photos de Patti Smith et Robert Mapplethorpe parce qu’ils sont beaux, tout punk en noir et blanc comme ça. Enfin plus elle que lui quand même là. Mais bon on lui pardonne à Robert, c’est quand même lui qui a photographié la vraiment culte cover de Horses, il pouvait pas tout avoir non plus…
What do you remember about the Horses cover shoot?
Robert knew where he wanted to take it, with natural light. We found the room; I knew what I wanted to wear. I rolled out of bed, put my clothes on; we ate at the Pink Tea Cup, we went to the place he wanted; he took, like, twelve pictures, and at about the eighth one, he said, “I have it.” I said, “How do you know?” and he said, “I just know,” and I said, “Okay.” And that was it.



